M. Nahas dénonce un « système composé de chefs communautaires de toutes obédiences, des banques et du gouverneur de la banque centrale, prêt à détruire la société » pour assurer sa survie. Il prédit un appauvrissement sidéral, un risque de violences et une émigration massive. Des Libanais ont déjà fait leurs valises.

Tout le système politico-économique en place depuis le milieu des années 1980 s’effondre aujourd’hui, après une agonie prolongée. Le choc économique a été longtemps reporté. Il a été clairement annoncé mais s’est heurté au déni une fois advenu. Entre 2005 et 2014, après avoir épuisé les effets revigorants de la conférence de Paris II, le système financier avait surmonté la longue phase des tensions politiques, la guerre de 2006 et la dévastation en Syrie du fait de la montée des prix du pétrole et de l’afflux massif de capitaux.